Le cabinet Andaloussi en tête

 


Le très officiel PLC Which Lawyer, leader mondial dans le classement des cabinets d’avocat de par le monde,  a mis en ligne sur son site le classement des meilleurs cabinets d’avocat d’affaires au Maroc. Un travail rare dans un milieu où la discrétion est de mise.

Comme l’on pourrait s’y attendre, ce classement a été établi sur la base de la résolution des conflits (dispute résolution), le cœur même de l’activité, et non sur le Corporate (Conseil aux entreprises), lequel volet, tout aussi important, n’en est pas moins rangé dans la  rubrique «accessoires » pour un cabinet d’avocat d’affaires.
Selon ce classement, le Cabinet Hamid Andaloussi est en tête sur le critère des résolutions de conflits et de l’arbitrage des litiges dans le commerce international. Il est suivi de Kettani Law Firm et Naciri & Associés-Gide Loyrette Nouel.
Derrière ce top profilent, quatre cabinets sont recommandés. Il s’agit du Cabinet Amine Chérif, du Cabinet Benzakour & Lahbabi (seul dans ce lot à être hautement recommandé), du Cabinet Mikou et du Cabinet Teber.
 Pour sa part, le Cabinet Remmal & Tazi Sadeq se voient estampillé du titre «recognized», c’est à dire «reconnu».
La loi marocaine qui interdit de barreau les cabinets étrangers, fait que ceux-ci ne figurent pas sur les premières marches de ce classement. Preuve s’il en est que la seule rubrique  Corporate et M.A dans laquelle excelle ces cabinets étrangers (Deloitte, Ernest & Young et Price) ne suffit pas à couronner un cabinet en tête du secteur.  Compte tenu des mutations et de la  croissance des échanges commerciaux et de l’investissement étranger au Maroc, ce volet Corporate et Mergers & Acquisitions (Conseils en entreprise et en Fusion Acquisitions) est appellé à prendre de l’ampleur comme le fait remarquer l’auteur du classement.
Avec l’ouverture du marché, on remarque l’essor des cabinets étrangers dans des domaines bien spécifiques. C’est le cas de Norton Rose qui traite un notable volume d’affaires marocaines depuis son bureau de Paris. Cas aussi de Gide Loyrette Nouel et de CMS Bureau Francis Lefebvre et, depuis, peu de l’espagnol Garrigues qui a ouvert boutique au Maroc au courant de l’année 2006.  L’essor de l’arbitrage comme alternative aux règlements des litiges commerciaux fait dire aux spécialistes qu’en définitive seuls les cabinets qui ont développé une expertise dans ce domaine seront à même de répondre à une demande qui ira crescendo avec l’implantation des firmes étrangères au Maroc. Reste que dans son classement, l’organisme PLC Which Lawyer omet un indicateur de taille : les tarifs. Sans doute objet d’une future investigation.