Avocats d’affaires: les praticiens marocains se distinguent.


Sept profils retenus par PLC Which lawyer. Contentieux et arbitrage, deux créneaux porteurs. Turcs et Algériens classés, mais pas les Tunisiens Sept. C’est le nombre d’avocats marocains qui figurent dans l’annuaire Practical Law Company (PLC) Which lawyer de 2008. Un des documents de référence pour la communauté des juristes et surtout pour les entreprises. A tel point qu’il ne manque pas de susciter des jalousies, des susceptibilités, voire des rivalités entre confrères! Cet annuaire professionnel est une publication annuelle de PLC Which lawyer. Fort probablement l’un des plus importants éditeurs de répertoires d’avocats à l’échelle internationale. L’équipe PLC Which lawyer a sondé le «marché judiciaire» tout en identifiant à la fois les cabinets et leurs avocats qui sont reconnus pour leurs expertises (voir encadré). Le classement, par discipline et par rang, est établi selon quatre catégories: leader, hautement recommandé, recommandé et reconnu. Le classement cible surtout le profil individuel. En tête de liste, trois avocats sont classés ex æquo. Il y a Me Hamid Andaloussi du cabinet du même nom, Me Azzedine Kettani de Kettani Law Firm, et Me Mohammed Naciri de Naciri & Associés – Gide Loyrette Nouel. «The best used for»: c’est en ces termes que PLC Which lawyer qualifie les expertises phares de ces avocats. Il s’agit principalement du contentieux commercial et de l’arbitrage international. D’autres mentions figurent comme, par exemple, membre de la Chambre de commerce international (CCI) ou encore la double qualité d’arbitre et de conseil. La distinction «hautement recommandé» revient à Me Abdelaziz Benzakour du cabinet Benzakour & Lahbabi. Son expertise est également reconnue dans les litiges commerciaux. Me Amine Chérif, Me Ahmed Mikou et Me Mohammed Teber ont été classés par l’éditeur anglais des répertoires d’avocats comme étant parmi les professionnels «recommandés». Le contentieux commercial fait toujours partie de leur domaine de compétence. Le cabinet Chérif se distingue aussi dans l’arbitrage, ceux de Mikou en droit d’entreprise et de Me Teber en droit pénal des affaires. Les grands cabinets étrangers ne sont pas cités dans le classement Maroc 2008 (Price Waterhouse, Deloitte, KPMG, Ernst & Young, Guarigues, CMS bureau Francis Lefevre, Garrigues, Nortone Rose…). Ils sont considérés comme des cabinets conseils et non d’avocats (voir page 14). Par ailleurs, huit avocats algériens sont classés dans l’annuaire 2008 de PLC Which lawyer. Seul Ghellal & Mekerba a été désigné comme leader. Trois autres sont qualifiés comme cabinets «hautement recommandés». Parmi eux, celui de l’avocate Yamina Kebir. Les quatre autres praticiens ont été classés dans la catégorie «recommandé». La Turquie s’adjuge aussi le même nombre d’avocats, dont deux leaders. L’un en arbitrage, l’autre en droit pénal. La place judiciaire sud-africaine se distingue par 22 nominations, avec un seul leader dans le contentieux. Les avocats israéliens ont été près d’une vingtaine à être cités, notamment Igar Arno. Côté égyptien, trois sont «hautement recommandés», quatre sont «recommandés» et un seul avocat, Hazim Rizkana, est classé comme «reconnu». En France, la liste s’allonge avec une proportion assez importante des cabinets anglo-saxons (Clifford Chance, White & Case…). Evidemment, les avocats cités sont presque unanimement de nationalité française. L’on trouve aussi des cabinets fondés par des hexagonaux (Lazareff, Gide Loyrette Nouel, Veil Jourde…). Des capitales financières aussi incontournables que Zurich, Londres ou New York laissent deviner le nombre des cabinets qui se démarquent.